
Un titre qui file des chaleurs et trois points d'exclamation pour bien te faire comprendre que cette dousse-là est gonflée au rif' tropical, voici FIÈVRES !!!, une publication des éditions Brandt.
Non datée mais je m'en vais te l'abricoter fin des sixties - disons 1967 ou 1968, à toi le choix.




Les éditions Brandt, c'est bien entendu - si mon pif est suffisamment creux pour que mon petit doigt me le souffle à l'oreille - du kif kif bourriquot avec les éditions de Poche (Trafics, La Mafia, Duel), les éditions Janvier (Favorites, Évasions, Brio, Bis) et les éditions du Losange (Visa). Quatre en un, comme les mousquetaires au père Dumas, mais version siamois.
(T'imagines un peu le tableau ? Les quatre zigotos à fleurets, collés les zuns auz'autres dans un même habit - 2 bras, 4 têtes et 8 jambes - et combattant sans grâce ni prestance Richelieu et ses sbires sanguinaires - ça ferait une superbe série Z, ça, non ? Mieux que Ze Incredible 2-Headed Transplant, pour sûr !)
Mais reprenons et... où en étais-je ?
Ah oui. Brandt.
Gros importateur de photo-romans italiens ultra-fauchés. Du 196 pages petit-format, étoffé par des clichés de starlettes et quelques courtes nouvelles policières assez tartignoles.
Inutile de te préciser que pareille mixture, ça me fout un gros coup de flambe au cœur. Nénettes dévêtues, papier basse qualité, accessoires démodés, intrigues à la flan et reparties du tonnerre. J'veux dire : mate moi donc un peu ça...


Roooh ! N'est-ce-t'y pas tout beau tout plein ? De l'amûûûr sensuel et des dialogues qui font mousse. Des devantures qui s'exposent et des bribes de bon sens : "C'est toujours le moment, Arnold chéri ! " Elle n'a pas tort. La pomme, c'est exactement comme le bâton de berger. Y'a pas d'heure pour en croquer.
Maintenant, si la question gaudillage et crustacés ne fait pas partie de tes priorités (mon pauvre ami !), il te reste toujours les moments d'action, l'intensité du baston, la fougue de la barrabille, à te foutre sous les ratichons.
Du jus de phalanges pour combler tes dents creuses.
Tiens, par exemple :


Et ne me dis pas que ça te laisse de marbre. Ou alors, t'es triste. Et je te plains.
Sincèrement.
Mais on va pas se quitter comme ça. Faisons ça dans les règles :

...Voila !







































