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LA CARTE DU TENDRE

LE JUDOKA ET LES FILLES AUX YEUX D'OR ERNIE CLERK, LA TABLE RONDE, 1963
RÉÉDITION : SURSIS POUR LE JUDOKA, ERNIE CLERK, ALBIN MICHEL ESPIONNAGE # 4, 1965

L'astuce est plutôt cocasse. Sur le slip de Marc Saint Clair, alias le Judoka, se trouve tracé à l'encre sympathique un document ultra confidentiel, façon schéma de chasse au trésor avec plein de flèches de partout et une grosse croix rouge qui signale la base secrète des méchants.
Ainsi, équipé de son super slibard, notre héros mène l’enquête.
"C'est la plus transportable des cartes que vous puissiez avoir" dixit un colonel de l'U.S. Army au Judoka.
La plus transportable, OK... mais pas forcement la plus pratique. 
Déjà, faut pas déconner. Une érection mal maîtrisée et la carte devient indéchiffrable. C'est ballot !
Ensuite, son utilisation n'est pas des plus simple. Se débraguetter le falzar à chaque embranchement, se le rincer au jus de citron et y vérifier enfin si c'est bien dans la bonne direction que l'on se dirige, tu parles d'une procédure à la gomme !
Quant à affirmer que le service trois-pièces d'un agent secret constitue la meilleure des planques à documents possible, ce serait bien mal connaître les héros de ces bons vieux récits d'espionnage à 8 francs 15 la séance. Avec le nombre de petites poulettes devant lesquelles ils tombent le bénouze, la couleur et les motifs de leur calebar sont aussi secrets que la vie privée d'une vedette télé abonnée aux unes d'Ici Paris, France Dimanche et Voici réunies.
Ou comme le chantait Jean-Pierre Calçon, pardon, Kalfon, "Quel émoi ! Quel ennui !"
Néanmoins, au rayon des idées idiotes employées dans les romans d'espionnage des années 50 et 60, ce sous-vêtement en toc que nous exhibe Ernie Clerk histoire de mieux téléguider son héros vers le repère des méchants (et donc - d'une pierre deux coups - vers la fin du bouquin) est loin, très loin, de valoir certaines coupures du genre, morceaux d'anthologie tellement loufoques et stupides dans leur registre qu'ils en vinrent à me tirer, lors de leur lecture, des larmes d'un bonheur pervers et continuent rétroactivement à me titiller les bas instincts de la matière grise, à la manière d'une remembrance de quelques joyeuses séries Z aux trucages calamiteux et scénarios bouffés aux mites.
Je pense par exemple à l'espion d’Étrange Mission (Éditions de l'Arabesque, Espionnage # 556, 1968), un corse têtu comme une mule et con comme un âne qui se débarrassait de ses adversaires en leur offrant des myrtilles cueillies dans la forêt et sur lesquelles un renard malade avait pissé. Les méchants, inconscients du redoutable stratagème dont ils allaient être victimes, se goinfraient alors des baies avant de tomber raide-morts, foudroyés par une zoonose express !
Dépassé, James Bond et ses gadgets dernier cri. La myrtille imbibée d'urine de canidé valétudinaire, ça c'est du sérieux !
Je pense aussi à Hubert Bonisseur de la Bath qui, dans OSS 117 chez les Hippies (Presses de la Cité, 1970), se trouvait forcé par de vils beatniks maoïstes à gober des buvards de LSD. Le suspense à son comble, laissant le lecteur trembler comme une feuille. Hubert allait-il perdre la boule, se laisser pousser les tifs, plaquer la barbouzerie pour fonder un groupe de rock psychédélique en Californie ? Que nenni ! 
Notre homme résistait vaillamment à la tentation du trip cosmique. Et ce, sans verser la moindre goûte de sueur. Car, c’était bien simple, à l'aide d'une petite pilule made in CIA, Hubert s'était immunisé contre les effets de l'acide lysergique. 
Hell yeah !
Je pense enfin (et en vrac) à la brosse à dents talkie walkie de l'agent spécial Malran dans La Panthère se Rebiffe de Paul Berg (S.E.G. Espionnage # 73, 1966), aux "ologrammes" (sic) plus vrais que nature d'H.T. Perkins dans La Déesse et l'Artiste (une bonne demi-dizaine d'éditions, de 63 à 75), à cette soucoupe volante pilotée par des cow-boys dans Stop Destruction Immédiate (F.P. Belinda, La Loupe Espionnage # 6, 1953), à la moelle épinière des bons élèves d'un lycée français qu'un savant fou subtilise afin de transformer ces derniers en cancres gauchistes (Les Corruptibles, Jimmy G. Quint, Presses Noires Espionnage # , 1967) ou encore à ce four micro-onde géant qui manque de rôtir l'agent X.117 dans Mission D.D.P. Terminé (André Favières, La Loupe Espionnage # 44, 1957).
Bref, face à pareille concurrence, Ernie Clerk et son Judoka peuvent renfiler leur kimono.
Un vieux slip sale qui fait carte michelin ? 
Il en faudra beaucoup plus pour nous épater !

INTERLUDE : SPÉCIAL RIRE !

Un peu d'humour pas drôle pour terminer le dimanche en fanfare ? Voici une sélection extraite de la revue petit format (11x17) Spécial Rire # 3, 10 balles, 130 pages, dépôt légal troisième trimestre 1979, une publication des éditions de la Détente, dirigées par Armand Isnard.
Alors prépares ta couche-culotte, bébé, je sens que tu vas lâcher les amarres !
(et pour parfaire l'expérience, j'ai embauché - non, non, inutile de me remercier, je suis un perfectionniste - j'ai embauché, disais-je, un musicien d'orchestre azerty qui ponctuera chaque chute par un petit roulement de batterie - à vot' bon coeur m'dame, m'ssieur - piécettes et paiement pay-pal acceptés...)

Une dame dit à un oculiste :
- Docteur, ma vue baisse !
- Ah ? fait l'oculiste, et que faites vous dans la vie ?
- Ben, justement, répond la dame, sinistre, je suis voyante !
ba - da - boum - - - tssschh !

Un Yorkshire voit passer une chienne teckel :
- Beau spectacle ! fait-il, mais, il y a des longueurs !
ba - da - boum - - - tssschh !

Madame Dubois a emmené son perroquet au vétérinaire qui l'a ausculté. Lorsque la consultation est terminée, le vétérinaire désigne un petit tas de plumes, par terre, près du bureau et lance à madame Dubois :

- Parfait ! Vous pouvez le rhabiller !
ba - da - boum - - - tssschh !

Deux messieurs se font des confidences :

- Je n'ai jamais eu de relations sexuelles avec ma femme avant notre mariage ! dit l'un, et vous ?
- Je ne sais pas ! répond l'autre, voulez-vous me rappeler son nom de jeune fille ?
ba - da - boum - - - tssschh !

Une dame dit à une autre :

- Figurez-vous que mon mari a reçu une lettre anonyme.
- Non ? fait l'autre dame, et de qui ?
ba - da - boum - - - tssschh !

Dans une librairie :

- Auriez-vous quelque chose sur le rugby ?
Le nouveau vendeur :
- Certainement, monsieur, j'ai vu un livre intitulé : "les essais" d'un nommé Montaigne...
ba - da - boum - - - tssschh !

Sur la plage, monsieur et madame se promènent en évoquant des souvenirs :

- C'est là que nous nous sommes rencontrés ! dit madame.
- Je m'en souviens ! approuve monsieur, je cherchais des moules !
ba - da - boum - - - tssschh !

Dans un wagon de chemin de fer, un voyageur est assis en face d'une jolie jeune fille dont la jupe est un peu courte. Pudiquement, elle s'obstine à la baisser. Alors, le monsieur pour la rassurer :

- Ne vous donnez pas cette peine : moi, mon vice, c'est l'alcool...
ba - da - boum - - - tssschh !

Deux chasseurs, au cours d'une partie de chasse, se rencontrent au coin du bois :

- Votre chien a-t-il levé quelque chose ?
- Oui, répond l'autre, la patte...
ba - da - boum - - - tssschh !

Un ver de terre s'échappe d'un plat de spaghettis, hilare :
- Vingt dieux ! fait-il, quelle partouze !
(roulements interminables, explosion, fondu au noir)

DANS LA BONNE HUMEUR !

TOUT FEU TOUT FLAMME, CLARENCE WEFF
Y AVAIT UN MACCHABÉE, CLARENCE WEFF
SÉRIE NOIRE # 620 & 735, 1961 / 62

Des comme cela, on n'en fait plus depuis belle lurette. 190 pages sur papier rêche pour 250 anciens francs la livraison, interligne et typo qu'on croirait spécialement étudiés pour la clientèle des presbyteux fatigués, intrigue au diapason.
Ça se lit en une moitié de soirée, les panards bien au chaud dans ses charentaises à carreaux écossais - celles-là même que Rex vient de vous apporter en jappant affectueusement.
Brave toutou, va !
Maintenant, reste plus qu'à bourrer sa pipe et ouvrir le livre. Du Série Noire vite torché. Pas question de s'appesantir sur des problèmes de psychologie, juste se détendre avant d'aller se pieuter.

Dans ce registre particulier, Clarence Weff est outillé tout confort. Ses romans sont parfois un peu branques dans leur déroulement mais la bonne humeur rattrape constamment l'ensemble.
Ça s'effondre et ça rebondit, comme sur un trampoline. Situations cocasses et dialogues ad-hoc, dans la lignée d'un Georgius : l'humour et l'argent du mort.
Bref, aucune prétention (sous-)littéreuse mais l'entrain communicatif du mec un peu pompette et qui partirait à l'assaut des troquets de son quartier en hurlant des bribes du Clair de Lune à Maubeuge.

Et surtout, des romans aux idées tellement simples que tu peux les résumer en une seule ligne.
L'efficacité dans le dépouillement.
Ainsi, dans Tout Feux Tout Flamme, un agent secret se court après lui-même, dans les rues de Lisbonne.
- C'est un roman.
- Non ?
- Si.
- Rose ?
- Noir.
Et, très bas :
- De l'espionnage.
- Ça finit bien ?
- Je ne sais pas. Je suis en panne.
- De quoi donc ?
- D'idées.
John sourit. S'approcha tout près de Michèle. Chuchota :
- Avec moi, ça ne va pas manquer...
Quant à Y Avait Un Macchabée..., ça cause d'un cadavre qui part en bringue et que des loustics de mauvaise réputation s'échinent à récupérer.
- C'est l'histoire de deux mecs qu'en pincent pour une môme. Çui qu'elle blaire pas y refroidit l'autre. Tu me suis ?
- O.K. Dégoise.
- Et il te le fourgue dans une caisse qu'à une drôle de carrosserie.
Le regard de Rookie se posa sur la caisse de Gédéon.
- Tiens, Jo. Dans ça.
- Et puis ? Qui dit, le Jo, interessé.
- Puis, comme elle en veut rien savoir ; y la sèche ; et y se crève.
Jo Aranjo l'était vachement ébranlé. Et par l'histoire. Et par la façon dont Rookie elle vous racontait ça.
- C'est bath, dit-il.
- Au poil. J'en ai chialé. Et j'suis pas molle. J't'jure.
- T'as le don, constata Jo Aranjo, subjugué. Pour ce qui est de raconter, y a pas, t'as le don. Ça pouvait pas être mieux ; simple ; comme si j'y étais.
Loufoquerie pince sans rire, dialogues qui claquent (Audiard adaptera d'ailleurs pour le cinéma Y Avait Un Macchabée sous le titre Les Pissenlits Par La Racine - rien ne se crée, tout se recycle), et aussi ces petits coups de coudes que Weff adresse régulièrement à son lectorat - hé, ho, on s'marre, hein ?
Ça clignote parfois comme un néon atteint du palud, ça se débranche pendant quelques pages puis ça reprend de plus belle. Si il y avait une analogie musicale à effectuer, ce serait avec un be-bop aussi léger que sautillant et qui, de temps à autre, riperait sur la partition d'un Merry Melodies énergique, en pleine explosion d'un zinzin estampillé ACME.

Pour les lecteurs détendus de la prose, l'enseigne est donc hautement recommandable. J'envisage d'ailleurs d'y refaire un petit tour prochainement. Inutile d'y réserver sa table, suffit juste de garder une mirette ouverte lorsque tu furettes dans les rayonnages de Série Noire.
À bon entendeur...

LES DETECTIVES DU DIMANCHE (1952)

Dame, il y avait bien la mouche tsé-tsé, pourquoi n'y aurait-il pas la mouche hi-hi ? écrit l'auteur en page 69 du roman Les Détectives du Dimanche.
Pourtant, si elle existe bel et bien, cette mouche hi-hi, je ne l'ai pas entendue battre une seule fois des ailes, de l'incipit jusqu'au mot FIN.
Pas de "hi-hi," pas de "ha-ha," pas de "ho-ho."

Logique, puisque Les Détectives du Dimanche est un roman d'humour pas drôle.
À sa lecture, si on ne rigole pas, on se voit plutôt partagé entre les sentiments d'abattement et d'amusement.

Oui, d'amusement.
Car il faut bien le souligner, l'humour pas drôle sait parfois rester marrant. Ou tout du moins sympathique. C'est ici le cas. 205 pages rapidement envoyées, scribouillées à la coule par François Richard (celui-là même du Fleuve Noir) d'après le scénario du film éponyme, réalisé en 1952 par Claude Orval.

Un petit mot au sujet de ce dernier : si il s'est principalement fait un nom en donnant au cinéma de quartier quelques produits désormais bien oubliés (comme Nadia La Femme Traquée avec Roger Duchesne), notons qu'il œuvra aussi, le temps d'une bonne quinzaine de volumes, dans la litterature de gare.
Les personnes intéressées, lecteurs intrépides n'ayant pas froid aux miches de l'intellect, pourront ainsi retrouver sa signature aux éditions de l'Arabesque (Les Nuits de Montmartre, Le Bal des Gangsters, etc) et dans les diverses branches de la collection Le Masque (Feux Rouges, Le Grand Caïd - adapté au cinoche par Bernard Borderie - ou encore Lutte Dans L'Ombre.)
Quant à ces Détectives du Dimanche, j'aimerai grandement en découvrir un jour la version filmique, ne serait-ce que pour pouvoir y savourer le jeu (tout en subtilité, semblerait-il) d'Henri Gènes et de Lajarrige, secondés par une Marthe Mercadier en concierge pas coincée du râtelier.
Pour le coup, j'en suis certain, la mouche hi-hi s'y fera entendre en escadrille d'insectes kamikazes.

RIONZ'UN PEU !















Ah ! L'humour populaire à la grand-papa !

6 numéros de la revue Blagues, période 1957 / 1959. Du fascicule imprimé sur papier-cul, au format 27 par 18,5 cm, du 16 pages couverture comprise, avec plein de petites histoires pas drôles et de petits dessins pas drôles - sans oublier le traditionnel courrier des lecteurs pas drôles.
En bref, Blagues, c'est l'idéal pour les longs séjours aux toilettes !

C'EST D'LA BONNE, BÉBÉ !

CULBUTES, JOHNNIE FAGG
NOUVELLE COLLECTION CITER, 1963

Ce fut par un gros coup de gluck, quelque chose de méchamment leaubich, que je mis la main sur le Culbutes de Johnny Fagg.
Je trainais mes compas au vieux marché de Bruxelles, la gueule morne et le larfeuille triste. Zonage intensif dans le secteur. J'enquillais en métronome décérébré les mêmes allées, les mêmes stands - parapluies, mobilier, vêtements, 33 tours, poubelles diverses, verroterie hors de prix - lorsque ma mirette gauche, sans même prévenir les ciseaux et le reste du maigre corps qui va avec, accrocha un bouquin qui (le pauvre !) s'ingéniait à extraire un coin de sa carcasse défraîchie du tas d'immondices auquel il se voyait déjà promis.
Johnny Fagg, Culbutes, que ça disait.
Et le dessin d'une chaste poulette vaguement salope pour t'emballer le tout. Sur le moment, j'en étais resté un peu interloqué, les chasses encore toutes troublées par les excès de bibine en solitaire d'hier soir. Au ralenti, le robo.

Johnny Fagg... Johnny Fagg... voyons...
Le "Fagg" de la personne, cul de cigarette ou préférence sexuelle, évoquait vaguement quelque chose à ma mémoire défaillante alors en pleine séance de sieste éthylique.
Fagg, Fagg, Fagg... Je repris conscience lorsque l'arabe responsable du stand se mit à gueuler à la cantonade "cinquante, cinquante, deux pièces un euro, allé, pas cher, pas cher ! "
Pas cher, certes, mais Johnny Fagg... Johnny Fagg...
Et ça m'est revenu d'un coup. J'avais déjà causé de lui sur ce blog. Sur le Müller-Fokker. Son roman n'était pas signé Johnny Fagg mais Regis Lary. Par contre, Johnny en était bien le narrateur. Il nous y expliquait d'ailleurs que son nom de famille signifiait 'dingue.'
Dingue mon cul, oui. Mais dingue tout de même. Dingue du cul. Dingue de la prose aussi.
Je tends donc le bras, saisi le machin, ouvre la chose.
"À Dorothy Pétard,
la seule femme qui subit mes étreintes sans s'avouer vaincue et sut me mettre à genoux, les drupes vides, le nerf détendu, le priape aux abois !
Mon souvenir ému, Johnnie Fagg."
Johnnie, pas Johnny. Mais sur le moment, je n'y prêtai pas attention. J'empochais le zinzin, en saisissais un second pour faire bon poids (un sexy-nazi, Jouet pour Guerriers aux éditions de la Pensée Moderne - elle a bon dos, la pensée moderne...) et filais mon euro au vendeur. Pour un peu, je lui aurai fait une grosse bise qui claque, à cézigue, tellement j'en avais la nénette dans tous mes états.
Johnny Fagg, bonhomme ! Réalises ! Réalises un peu...
MAIS RÉALISES BON DIEU !
Certains romans sont comme des Graals. Et certains Graals, eh ben, tu ne sais même pas qu'ils existent. La beauté de la vie. La surprise à chaque coin de rue. Le trésor dans chaque poubelle. Suffit de se pencher.
Johnny Fagg. Ou plutôt Johnnie Fagg, puisque c'est ainsi qu'il inscrit son nom dans ce roman. J'en tremblais. Mais déjà je reprenais ma lecture, en mettant les adjas.
Page 9.
Johnnie se repose dans une chambre d'hôtel.
Il vient de toucher des droits d'auteur pour son précédent ouvrage, Les Mémoires d'un Bandeur, et en dicte la suite à Pamela Stankow, son éditrice.

"Mais ma petite chérie d'Éditrice de mes couilles, faudra voir à t'occuper de ma queue pendant que je te dicte, car moi j'ai besoin de bander quand je parle à une femme ! "
Ainsi, branlé par Pamela, voila notre homme qui nous raconte comment, à tout juste seize berges, il devint donneur de sperme à plein temps dans la clinique du Docteur Cornélius Pedalus.
"Le Docteur Pedalus, comme son nom l'indiquait, était pédéraste."
Et le Docteur Pedalus, comme son nom ne l'indique pas, est barbu. Pour ceux qui ont pu lire le Une Belle Gonzesse de Regis Lary, c'est exactement comme jouer du piano debout. Ça veut dire beaucoup. Ça veut dire que Pedalus, sans prévenir la galerie, se met à sucer l'immense vit de Johnnie avant de promptement se faire entrouduculer par notre homme.
"Pardonnez-moi cher lecteur, j'étais jeune, je n'avais encore aucune idée du bien et du mal..." nous confira d'ailleurs ce dernier avant de ré-aiguiller sa torche brulante dans le droit chemin : le fourreau humide des jolies gisquettes.
Et moi, j'étais scotché, accroché, éclaté comme j'avais déjà pu l'être précédemment par Une Belle Gonzesse de Regis Lary. J'hallucinais, je prenais mon pied.
Chaque page, chaque phrase, chaque mot relevait d'un régal aussi ahurissant qu'enthousiasmant. J'en arrivais même à en savourer les espaces ponctuant chacun de ses signes constitutif du roman. Je me perdais dans la trame du papier que mon pouce moite faisait gondoler.
Tu te moques de ma pomme ? Essayes moi donc un peu ce bouquin.
Tu ne le trouve pas ? Alors imagines le Vernon Sullivan de Et On Tuera Tous Les Affreux qui, un jour de disette, se décide à torcher un roman bassement pornographique pour pouvoir répondre au blot de sa conso hebdo de coco.
Inventif mais fauché. Il ne raconte rien mais le raconte bien. Il se permet même un coup de rif gratos envers le nouveau roman à la Robbe-Grillet, page 29. Puis reprend l'écriture de son bouquin de cul, de son bouquin vulgaire, de son bouquin d'amour par devant par derrière comme si de rien n'était.
"Ma queue était superbe, semblable à un minaret damascène se dressant au-dessus de ses coupoles rondes."
Il se fait à la fois rude et poète, mais toujours débridé. Et jamais sérieux. Il anticipe en quelque sorte le meilleur de la Brigandine, la politique en moins.
"Ma fusée est prête à se satelliser dans sa chagasse " écrit-il lors d'une saillie. Puis d'envoyer la purée. Page après page, les même rengaines jouissives. Johnnie Fagg est un écrivain porno fou lancé à toute berzingue sur les touches de sa japy comme d'autres percutent des murs.

"Bander et foutre, c'était mon gagne-pain, " rajoute-t-il. Et de continuer, le mors aux dents, infatigable dans son œuvre de connerie sexuée jusqu'à un grand final aéroporté qu'il bâclera en maestro du je-m'en-foutisme rayonnant.
Bâclée, oui, la fin.
Car on ne lira pas sa conversation à l'Islam pour pouvoir troncher quatre gamines d'un coup tout comme on ne lira pas non plus la suite de ses ébats avec Dorothy Pétard en mode partouze les trous (copyright moi-même).
Mais on est heureux. Ou plutôt : j'étais heureux.
Et je le suis toujours.
Tous les soirs, de ces pages, je m'en frictionne le corps. En râlant. ENCORE ! ENCORE ! Et en me questionnant.
Qui a écrit ce chef-d'oeuvre ? Qui se cache sous ce pseudonyme multiple ? Johnny Fagg, Johnnie Fagg, Regis Lary...
S'agissait-il d'un pote à Eric Losfeld ? De Pierre Genève ? D'un dangereux malade échappé d'un asile ?
Peut être découvrira-t-on la vérité un jour...
En attendant...
ENCORE ! ENCORE !

SAN-ANTONIO DANS CENT BLAGUES # 3

Après les espions, les barbouzes et les agents secrets - et avant de reprendre une activité plus sérieuse - voici une petite page d'humour qui détend et fait sourire.
Il s'agit là du numéro # 3 de la revue Cent Blagues, nouvelle série, et datant du troisième trimestre 1962.
C'est un tout petit format, que ce Cent Blagues numéro # 3, tout mignon et tout fragile, du 16 par 9 qui tient bien dans les fouilles du futal pour pouvoir se remonter le moral en toutes circonstances...
Et outre sa jolie couverture signée Roger Sam (ah ! ce brave clébard qui se renifle le boulemiche !) et ses 46 feuillets de blagues diverses et (a) variées, on y trouve surtout 4 pages d'argomuche aussi fendart qu'instructif, dues à la plume du grand Frédéric Dard - alias San-Antonio - et illustrant une période majeure de l'histoire de France, lorsque cette dernière se nommait encore La Gaule.

Allé, prépares donc tes kleenex, tu risques bien de mouiller ton bénouze !






Et puisque nous y sommes, autant y rester :
voici la quatrième de couv' de ce même numéro. Encore une fois signée Roger Sam, elle fait publicité aux éditions du Fleuve Noir et à ses collections Spécial-Police, Espionnage et Angoisse.
Admires ce sucepaince d'ahuri :
Alors, ça, ce n'est pas de la partie de Solitaire pour mauviettes ! Oh que non !
C'est un coup à fendre le palpitant de ta rombière. Pour sûr !
Intense et dramatique ! Du pur jus de danger !
Faudra que j'essaye !

QUATRE ABSURDES SUAIRES

Dans ce roman italien, publié en 1962, collection PJ Police, numéro 9, tu pourra trouver :
- un accusé innocent injustement condamné à mort,
- une mère névrosée avec une araignée dans le carafon,
- une belle mère névrosée aux moeurs décousues,
- un père volage qui couche avec la belle-mère névrosée,
- une fiancée mystérieusement trucidée,
- un frangin inverti traînant sa bourse dans les soirées de Greenwich Village,
- une frangine précocement violée par des militaires pédophiles,
- une série de meurtres concernant certains personnages susmentionnés,
- une poignée d'avocats intègres,
- un avocat marron,
- des inspecteurs consciencieux,
- des magouilles financières,
- un truand avec un coeur gros comme ça (mais vraiment !),
- une nouvelle fiancée pour remplacer la précédente,
- des stupéfiants en pagaille,
- des bougies incendiaires,
- un docteur radié de l'ordre des médecins pour une affaire d'orgie à syphilistiques,
- des témoins providentiels,
- 110 pages de texte imprimé et, l'essentiel,
- un écrivain italien inconnu au bataillon, qui patauge dans la semoule (faut avouer qu'il a un petit peu forcé sur les doses) et se retrouve traduit à l'arraché (normal).
Le tout ressemble à ( l'ébauche d'un trèèèèèès mauvais giallo que même avec une mise en scène super inspirée, ça resterait toujours : )
une triste mélasse ultra-ennuyeuse.
On concédera néanmoins que le titre est judicieux, que la couverture est jolie et qu'à la fin, on y trouve des pages de mots croisés et de dessins d'humoristiques - un petit exemple pour la route :


AH AH AH AH AH AH AH AH ! ! !
(bon, en vérité, j'ai pas compris la blague...)

STAR-CINÉ BRAVOURE # 131 (1967)

AMI LECTEUR, saura-tu retrouver la case qui, extraite d'une des pages antérieures de ce photo-roman, n'a strictement rien à voir avec le magnifique déroulement dramatique de cette scène finale ?
Le gagnant aura droit, dans un prochain billet, à d'autres scans de ce numéro de Star-Ciné Bravoure qu'il pourra ainsi partager avec ses amis les perdants, cette bande de nazes qu'ont rien que de la chiasse dans les mirettes.
(Quant aux références de la bobine photo-romancé, il s'agit de Degueyo, un film de Giuseppe Vari sur un scénar' de Sergio Garrone)

GEORGES PICHARD / RABELAIS

Contrairement à ce que le titre peut laisser croire, il ne s'agit pas du grand Georges Pichard illustrant en bande dessinée les aventures de Pantagruel et compagnie (d'ailleurs, je ne crois pas que cela existe et pourtant, laisses-moi te le dire, Pichard œuvrant sur des textes de Rabelais, ça aurait eu une sacrée gueule) mais bien de deux couvrantes (parmi toute une série) qu'il réalisa fin 50 / début 60 pour les éditions (on y vient) Rabelais, petite maison lyonnaise (si je ne me trompe pas) spécialisée dans l'humour gaiement lourdingue et joyeusement pas drôle.
(oui, je sais : ça fait beaucoup de parenthèses pour une seule phrase...)
Je ne m'attarderai donc pas trop sur ces deux romans. Oui, je les ai lu et non, ils ne sont pas très marrant. J'écrirai même plus : ils ne sont pas très marrant du tout.
Chez Maurice Berthon, l'essentiel des blagues tourne autour des matières fécales (avec une prédilection pour la colique) et chez Marcel-E Grancher (prix Courteline, prix Rabelais, grand prix de la ville de Lyon, inénarrable auteur du Charcutier de Mâchonville et de Marie Trouducoeur) chez Marcel-E Grancher donc, ça tourne principalement autours du ridicule dont se parent ses messieurs de la jaquette flottante.
Avis aux amateurs :
perçages de rondelles et intonations très "cage aux folles" à tous les étages (bon, j'exagère un peu...)

À par ça, Les Ballets Roses est un récit futuristico-branloteux assez plat et Pas De Bégonias Pour Madame Dugommier une parodie de Série Noire bien trop longuette pour être efficace.
Reste néanmoins que, ces deux couvertures de Pichard (c'est pour ça qu'on est venu, non ?), elles sont fort mignonnes et ça, ça compense largement la coulante de graisse humoristique des éditions Rabelais.

T'AS DU CHIEN !

TU FUMES CHÉRI ?, LOUIS DORS
SEG / INTERPOL 21+1 # 3, 1963

Jack Liston, faux impresario de son état, est à la tête d'un très astucieux trafic de poulettes.
En effet, notre gars a breveté dans son coin une affaire formidable : il cueille aux states de belles cruches élevées au grain, du genre qui ne rêvent que de music-hall, et les envoie (sous le fallacieux prétexte d'une tournée de strip-tease mondiale) remplir les harems d'émirs Arabes au Moyen Orient.

"Décidément, les seigneurs des sables se mettent à aimer la femme mince et bien roulée. Le progrès vient avec le twist. On s'émancipe partout."
La traite des blanches, on l'a toujours dit, ça paye !
Malheureusement pour Jack, son turbin se retrouve rapidement mis à mal. Une petite vieille lui cause quelques soucis au sujet de sa nièce disparue, une bande de truands retords en veulent à sa combine et l'Interpol lance sur sa piste son meilleur élément, le commissaire Kid
(dont c'est ici la première apparition.)
Et le commissaire Kid, ce n'est pas n'importe qui. Oh que non. C'est un policier hors pair, un type imbattable et astucieux, constamment accompagné dans ses aventures par Edy, son fidèle toutou, " un boxer qui en savait autant qu'un homme et ne badinait jamais avec les ordres que son maitre lui donnait soit de vive voix, soit par signes, soit au moyen d'un sifflet à ultra-sons, selon un code qu'ils avaient mis au point tous deux."
Comme tu peux le constater : Louis Dors (alias Louis De La Hattais, alias Louis Fournel, alias plein d'autres pseudos) délire gentiment.
Kid et Edy, c'est Tintin et Milou revus et corrigés à grands coups d'alcool fort (pour l'auteur) et d'argot (pour le style.)
Taca-taca-tac ! c'est la ligne claire et la Série Noire, massacrées deux-en-un, balancées dans une fosse commune avec quelques cadavres de boutanches. T'y fous de la terre, un peu de fumier et une fleur pousse. Elle a une drôle de gueule, on dirait du chiendent.
Non, c'est Tu Fumes Cheri, un bouquin racoleur et haut en couleur qui carbure à la gouaille et aux bons mot et qui porte bien son titre.

On pense, dans le genre, à ce que Leopold Massiera écrivait sous le pseudonyme de Bill Blondy. On pense aussi aux productions du Trotteur, type George Maxwell, mais en 100 fois moins sérieux.
C'est dire !
Et pendant ce temps, l'intrigue se poursuit. Le commissaire Kid course Liston jusqu'en Afrique du nord. Et peu importe si, là bas, de l'interpol, "on s'en contrebadigeonneait le coquillard avec le pinceau de l'indifférence."
Il y va en avion, avec son chien Edy. Tout deux sautent même en parachute. On apprend d'ailleurs qu'Edy pèse 43 kilos. Les fans se réjouissent. Information ultra-capitale !
Louis Dors, de son côté, soigne sa prestation. Le lecteur en a pour son argent. Les situations sont incessamment renouvelées, les personnages nagent dans l'absurde propre aux récits des petites collections de troisième ordre et les dialogues se mettent au diapason de l'ambiance.
"Liston, j'ai à te dire que t'es une salope qui ne serait même pas digne d'être saillie par un bouc galeux !"
...gueule un méchant truand en fâcheuse posture.
Et l'interpellé de répondre :

"Ça va, Clarck [...] on ne te demande pas de faire des rapprochements exentrico-ovins !"
Bref, tu l'as sans doute compris, Tu Fumes Cheri est un Louis Fournel/De La Hattais grande cuvée, une lecture que tous les fanas de populaire à la délirade surannée, bon enfant et un peu idiote se doivent de dépoussiérer, non seulement pour sa (non) qualité (toute relative) mais aussi parce qu'il marque la première apparition de ce joyeux duo improbable et loufoque que forment le commissaire Kid et Edy, son "chien de race aristocratique."
Et ça, ce n'est pas rien !

INTERLUDE : V SELECTIONS 60

Concernant le (tragique) billet précèdent, on va faire comme si de rien n'était... donc, aujourd'hui 23 janvier 2010, je te propose quelques vieux scans tirés du V Selections de l'été 1960.
Une couverture de Georges Pichard (ben décidément !), une photo de Pascale Petit (la PP qui menace BB) et la 4eme de couv' avec les vignettes humoristiques de René Caillé.
Et si vous voulez en savoir plus sur ce dernier, une bonne adresse : http://oncle-archibald.blogspot.com/2010/04/rene-caille.html.
(Contrairement à votre serviteur, Oncle Archibald ne raconte jamais de conneries sur son blog. C'est appreciable. Par contre - personne n'est parfait - il est vachement moins drôle que moi - insérer ici un smiley qui tire la langue - bon, ok, j'arrete mes âneries...)



POURQUOI PAS CELLE-CI ?


Amusant petit roman érotique signé Jean Leblond (?) et publié en 1953 par les éditions du Trotteur dans leur collection Paprika, Pourquoi Pas Celle-Ci tient plus d'une série d'illustrations de Dubout que du bouquin d'amour charnel pleins d'émois sensuels ennuyeux.
Retranscrit par la prose franchement rigolarde d'un aimable plaisantin de la litt' pop' d'après guerre, le récit se résume à un enchainement sans fin de scènettes comiques et paillardes, cochonnes et poilantes, toutes tournant autours des cocufiages mutuels d'une troupe de plagistes franchouillards et faisant de Pourquoi Pas Celle-Ci une sorte de Vaudeville dégénéré tel qu'Emile Couzinet aimait les filmer.
En bref : un divertissement solide pour les amateurs de littérature pâtissière pas sérieuse et riche en beurre.
Au passage, notons en bas de la quatrième de couverture le titre de la prochaine parution : Pas De Poils Sous Les Bras.
Tout un programme !

SAN-ANTONIO NE PENSE QU'A ÇA



San-Antonio Ne Pense Qu'à Ça est un film probablement né d'une mésentente.
Joël Séria aimait filmer les beaufs mais ne voulait rien avoir à faire avec eux. Frédéric Dard, lui, leur offrait, de par sa prose sous pseudonyme, une certaine poésie héritée des revues d'humour et des romans à quat'sous.

Ça ne pouvait pas fonctionner, entre eux deux. Quelque chose, forcement, allait craquer.
Et pourtant, derrière le ratage avéré apparait un chef-d'oeuvre aussi navrant que jouissif.
Un chef d'oeuvre insaisissable, pourrait-on dire, nourri à l'incompréhension du mauvais goût populaire et aux ambitions qui s'avortent mais ne se résignent pas pour autant à la médiocrité.
Car San-Antonio Ne Pense Qu'à Ça est un film qui, par la somme de toutes ses folies (inconsidérées, voulues, accidentelles) dépasse en tout point le matériau original. Il se montre extrêmement fidèle tout en n'hésitant jamais à faire des enfants dans le dos de Fredo.
En fait, c'est un film paradoxe, un film qui brille par ses pires excès et qui atteint par là même les cimes d'une liberté totale.
Un film anar l'air de rien et déglingué aux yeux de tous
.

Que dire de cette fille qui se fait recoudre à la super-glue ? Que dire de ces représentants de l'ordre qui se reçoivent de la choucroute sur les fesses ? Que dire de cette maison de rebectance pour mutilés du casier judiciaire ? Que dire de ce montage, merde !


Oui, San-Antonio Ne Pense Qu'à Ça est un film dingue, un film comme j'aimerai pouvoir en mater chaque jour. Son rythme est ramolo mais ses fulgurances sont démentes. Ce n'est pas une adaptation, c'est une pénétration. San-Antonio passe à l'as. Joël Séria se meurt. Le choc sur l'écran.
Philippe Gasté est magnifique, tout en fausses dents. Pierre Doris incarne à la perfection le gars Beru. Enfoncé, Jean Richard !
Et Jeanne Goupil... oh, mec, vraiment, elle est sublime ! Elle joue du violon entre ses cuisses, elle se déguise en sirène, elle parade le prozinard à l'air en compagnie de nains domestiques surnommés les zombimodos.

Le bonheur.




Mais le bonheur ne s'arrête pas là. Ce serait trop triste, bordel de p... de pompe à m...!
Un théâtre est baptisé Musidora, des décors sont projetés lorsque les protagonistes s'automobilisent et les gags gras s'empilent comme les étages d'un HLM.

Le petit marlou qui baise la grosse et essaye l'haltère du père Pinuche ?
Impayable.

Jacques François dans sa jag' qui insulte le prolétariat ?
Impayable.
Merde en Branche qui écrase des insectes et défonce les vitres ?
Impayable.

Pierre Doris qui... non, mec, non, arrêtes, tu me tues, ma carte de crédit est à sec ! Et puis, tu sais, si ça continue, ce ne sera plus un article, ton bidule, ce sera juste une liste de conneries cryptiques.

OK. Alors voila les 6 premières minutes du film. Sur youtube. Ma VHS sur youtube. Elle a vécue, je ne te le cache pas. Je ne sais pas non plus combien d'heures, de jours, de semaines cette mise en ligne durera. Il y a des nichons à 2:20. C'est mauvais ça, de nos jours. Des enfants pourraient se beurrer le python sur cette salade.
En tout cas, il est brun et il est beau.
Son sourire assassin montre bien que c'est un héros.
Il est fort, parfois brutal, mais son film n'existe pas en dvd.
Faudrait peut être faire quelque chose à ce sujet, monsieur Davy, non ?

PS : si t'as vu la vidéo, t'as probablement noté que Béru et Pinuche font une partie de dames en suivant la recette du "Bérurier", un non-cocktail débile inventé par Frédéric Dard et qui se joue avec des "pions" de vin blanc et de vin rouge. Tu gagnes = tu bois.

100 BLAGUES # 132 (1973)

Salut poupée. Comme tu peux le remarquer, en ce moment, je carbure niveau publication, j'assure même comme un grand (je vais me décerner une médaille, tiens) et c'est pas fini, oh que non ! Les prochains billets seront consacrés à Roger Maury (un grand parmi les grands), Shell Scott, le Mercenaire (pas celui des éditions Gérard de Villiers, non, l'autre) et à du polar Spécial Police en vrac.
En attendant, je te case tout de même ces quelques scans du numéro 132 de 100 Blagues (1973), la revue d'humour pop (comme dans "pop pourri") de l'illustrateur Roger Sam.

J'ai longuement cherché une blague valable là dedans et j'ai rien trouvé. (à part peut être celle du steak maison mais à tout bien réfléchir, ce sera non.) Tu devra donc te contenter de ce dessin de Lassalvy qui résume bien notre situation à tous en ces temps de crise.
(comment ? c'est fini, la crise ? ...ah...ok, je prends note, merci)
(moi, à sa place, je demanderai "des sous ET des femmes")

Bref. Voila voila. Je sais plus trop quoi te raconter...
(...attends, je me reprends une binouze, ça va me relancer la mécanique des boyaux de la trogne...)
(............!...)
(...ah ouais bordel ouais ça va mieux !)
Donc, si tu es intéressé, saches que sur le pornofokker (qui ne devrait pas tarder à reprendre sa pathétique activité de mère maquerelle numérique pour fanatique du kleenex), sur le pornofokker donc, j'ai déjà posté quelques scans de Eclats de Rire, la version grand format de 100 Blagues, tout aussi drôle (c'est dire) mais avec plus de filles à loilpé dedans (*insérer ici un bruit d'intense satisfaction*)

Alors, à demain, si ma connexion le veut bien !
(Lucien Jeunesse, sors de mon corps,stp.)