INUTILE N'EST PAS FOKKIEN

ZOND ET LA COLONELLE, JOSETTE BRUCE
PRESSES DE LA CITÉ / ZOND # 5, 1977

Je pourrais te raconter pleins de trucs au sujet de ce bouquin. Par exemple, qu'il y a des scènes de sexe avec un Apollon Schwarzeneggien mogoloïde.
Qu'il y a aussi de la violence gratuite pour faire moderne.
Qu'on y trouve deux lesbiennes ninja.
Que le méchant est une grosse bonne femme qui passe son temps de paragraphe à décapsuler des binouzes.
Que l'ensemble est signé Josette Bruce, veuve éplorée du grand Jean, mais qu'il fut probablement écrit par un certain Joss Morgan, anonyme prolo de la plume à louer.

Je pourrai donc écrire plein de choses en vrac, te résumer le truc en dépit du bon sens, faire des citations hors de propos, insérer quelques blagues pas drôles dans le tout mais voila, en lisant Zond Et la Colonelle il y a à peu près trois mois de cela, j'avais malencontreusement oublié de prendre des notes et de marquer des pages.
Autant dire que, pour écrire un billet sur la chose aujourd'hui, je me retrouve fort démuni.
Heureusement, il y a la quatrième de couv'.

Ouvres tes guillemets, je cite sans vergogne :

Depuis son fabuleux ranch du Texas, la Colonelle lance ses tueurs à travers le monde. La veuve milliardaire a réuni ce qui se fait de mieux dans la profession : Dan Scott - "Monsieur tout le monde" du crime -, Wong - l'expert en arts martiaux - et surtout les redoutables béguines...
Rien ne semble pouvoir s'opposer aux monstrueux projets de la colonelle : faire de son fils le maitre du Texas d'abord, des États-Unis ensuite...
Mais elle commet l'irréparable.
S'attaquer à Zond.
Face aux projets chimériques et à la fortune colossale de sa redoutable adversaire, Zond va opposer à la fois ses dons uniques - lecture des pensées à distance, télépathie, force de son super-conscient - et sa fidèle équipe : Richard Wat - le dandy efficace -, Ulrich Xylander - le colosse -, Rinaldo Yeso - l'acrobate aux doigts de fée -, sans oublier son arme secrète : Sofia Voltyn, la Pasionaria des tables de jeu.
Ça fait envie, n'est il pas ?
On croirait lire un croisement entre une production Lyle Kenyon Engel, un épisode de Doc Savage et un autre de l'Implacable, le tout écrit par un sous-Joël Houssin.
Des criminels, des super-pouvoirs et des wannabe maitres du monde !
Le résultat n'est pas très éloigné de cette combinaison démentielle mais ne vous emballez pas, ça n'est tout de même pas aussi exceptionnel que ce que l'on pourrait s'imaginer.
D'ailleurs, si ça l'avait été, j'aurai certainement pris des notes.
Logique, non ?
En tout cas, je n'ai jamais écrit un billet aussi facilement.
Merci, quatrième de couverture !

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