J'EN RÊVAIS, LORD BIONIC L'A FAIT !

LORD BIONIC SORT DE L'OMBRE, JO BARRACK
ÉDITIONS DE L'ENCLOS, 1979

Les gars, accrochez-vous, je fais péter un grand cru, un millésime 1979 de l'érotisme neuneu et celui-là débute en fanfare.
Jo Barrack, écrivain, journaliste, loser, dépose à la banque un gros chèque perçu pour la rédaction du précédent volume des aventures de son mystérieux alter-ego, Lord Bionic.
Soudain,
badaboum ! La banque est prise d'assaut par une horde de nanas sexy. Combinaison blanches et casques de moto, exactement les mêmes que sur la couv'. Et les girls armées ont la ferme intention de vider le coffre central. Puis, comme elles sont aussi un peu farceuses sur les bords, elles forcent les clients, dont Jo Barrack, à se dévêtir. Le calbut sur les pompes et la queue à l'air. La grande classe.
Barrack, tout absorbé à ses pensées narratives, évoque alors un certain Pollux. N'ayant pas lu le volume précédent, Lord Bionic Entre En Scène, Je me gratte le crane, perplexe.
Qu'est-ce-que
c'est que cette connerie de Pollux ? Un satellite dans le ciel permettant la télé-transformation en Lord Bionic ? Un chien robotique, fidele compagnion de Lord Bionic ? Le super-computer quantique et ultra-puissant de Lord Bionic ? Non, rien de tout cela.
Pollux, c'est le sobriquet de la bite à Lord Bionic.
"Dans mon pantalon, à mon appel cérébral, je sentis avec soulagement Pollux se sensibiliser. Il l'avait parfaitement décrypté, s'allongeait maintenant gaillard, à l'état d'érection, fin prêt à me secourir, je le sus immédiatement. C'était gagné, Lord Bionic pouvait dès lors agir. Je n'étais plus le Jo Barrack pusillanime, qui craignait pour ses lunettes, mais lui. La fiction avait rejoint la réalité, le feuilletoniste, son héros de papier."
Mais attention, n'est pas n'importe quelle bite que la bite à Lord Bionic. Car Pollux, c'est de la prothèse pénienne de luxe, du hi-tech dernier cri ultra-secret, un machin bio-électronique alimentée par une centrale thermo-nucléaire miniaturisé et installée dans les roustons. Ainsi duracelisé à mort, Pollux peut alors projeter des rayons lasers, percer des murs, éclairer une pièce, diffuser toutes sortes de fréquences, hypnotiser les gens et... faire l'amour aux femmes.
Longtemps.
Très longtemps.
"Je priai Pollux d'ouvrir les vannes, et je me libérais brusquement en elle. Littéralement portée par mon membre, elle reçut la manne dans un double rale de plaisir. Je me retirai et commandai à ma centrale bio-ionique de refaire le plein, séance tenante. [...] A présent complètement tourné vers elle, sans prendre aucun repère, je bombardai gaillardement son canal vaseliné, de la pointe d'un Pollux déchaîné, bien décidé d'enlever le bastion portuaire en deux temps et quelques percussions."
Adieu poésie, amour, biologie, bonjour frappe chirurgicale, estocade millimétrée, calibre à haute précision ! Quel sacré petit bonhomme ce Pollux ! Il casse littéralement la baraque (sic), et sans même s'essouffler. D'ailleurs, son activité sexo-motrice est tellement passionnante que Jo en oublie de raconter une histoire. Et c'est là que le bat blesse, à mon goût.
Voila un personnage, ou plutôt un membre, hors du commun, incroyable, délirant, et l'auteur se contente paresseusement de lui faire exécuter les scènes habituelles du porno-populo, tendance espionnage mou, 190 pages durant. Ça ronronne mais ça ne déménage pas, ça manque de fantaisie, d'explosions, de fusillades, d'effets spéciaux. Imaginons Pollux contre les Talibans, ou Pollux contre les Martiens. Pollux contre des monstres japonais. Le Fulguro-Pollux. Pollux torpillant un sous-marin russe. Pollux dans des dimensions alternatives. Pollux fait du cinema, ou même Pollux à la plage.
Mais je suis peut être trop exigent. Il me suffira de lire un Euredif pour bien réaliser que, dans la catégorie Érotisme à la con, Lord Bionic est bien au dessus du lot.

6 commentaires:

Doc Orlof a dit…

Toujours pas plus de renseignements sur ce mystérieux Jo Barrack

ROBO32.EXE a dit…

Malheureusement, non... mais à la même période, et dans la même collection, un certain André Navlis publiait "Les Aventures du Janissaire Sam Clitonio" en deux volumes - rien qu'au titre, ça me semble aussi loufoque et grassouillet que du Lord Bionic. Après, est-ce qu'il s'agit du même auteur... ça reste à voir !

losfeld a dit…

Votez Barrack bande de bites bio-ioniques!

DrBis a dit…

@losfeld : c'est un Barrack au bas mât…
Et oui, je sors…

Zaïtchick a dit…

Po-pollux ?
Qui l'eut cru ?

ROBO32.EXE a dit…

un mythe s'effondre...
...un autre s'érecte.