THE CHAMPIONS OF JUSTICE (1971)


La scène d'introduction est formidable. Blue Demon (pour une fois débarrassé de cet enquiquineur de Santo), Mil Mascaras (l'homme au gimmick ultra-cool : il change constamment de masque) et quelques uns de leurs super copains lutteurs font de la moto dans Mexico, de nuit, avec de l'easy-garage en fond sonore. Les crédits s'affichent sur leurs torses, c'est la grande classe.
Après ce chouette tour de piste, ils débarquent sur le ring du coin pour disputer un petit match de lutte avec de vils blondinets body-buildés. Mais, alors que nos héros ont l'avantage sur les catcheurs aryens, une bande de nains en costume rouge leurs tirent dessus à la mitraillette. Ils ont beau être à bout portant, les minus ratent leurs cibles et s'enfuient.
Blue Demon, qui n'est pas né de la dernière pluie, fait rapido le lien entre les nains costumés et un ancien ennemi, le diabolique scientifique Mano Negra.

Bon, nos Justiciers n'ayant pas que ça à faire de leur soirée, ils préfèrent se rendre à l'élection de Miss Mexico. On peut les comprendre, c'est un spectacle du tonnerre avec des nanas en maillot une pièce qui défilent sur une scène. Malheureusement, les nains costumés sont également de la partie et frappent un seconde fois : ils enlèvent les nanas monokinées.
C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Blue Demon et sa bande décident alors de mettre un point final aux agissements de Mano Negra. Mais les nains sont up-gradés par leur chef (via une cloche électronique à explosion puis un petit bracelet en nickel) et ont désormais la force de dix hommes. Nos justiciers, Mil Mascaras en premier, en prennent plein la tronche. Une vraie déconfiture. Par chance, la super-force des petits bonshommes n'est que temporaire et nos héros reprennent enfin le dessus, balançant du nain à tirelarigo (mention spéciale au barbichu qui ressemble à Lénine et qui, à la fin, prend feu dans le super-calculator du méchant).

Bref. Après diverses bagarres en tout genre (dans un avion, dans un entrepôt, dans un champ, dans un aquarium, etc.) les champions délivrent les filles des sales pattes de ce tordu de Mano Negra. (Tordu est le mot : il avait congelées les girls et comptait les reprogrammer mentalement !).

Finalement, l'élection de Miss Mexique a bien lieu et c'est Miss Chihuahua qui gagne. Yay !

(Mil Mascaras - ici déguisé en proxénète mexicain - vient de se faire donner par trois nains énervés)

C'est simple, The Champions Of Justice est un mexploitation exceptionnel avec tout ce que l'on peut exiger du genre : Un groupe de lutteurs masqués, une horde de nains catcheurs, des nanas en maillot disputant un concours de beauté, un scientifique timbré, des machines à bidules clignotant et de l'easy-listening hors de propos pendant les bastons. Dans le genre, il est difficile de faire mieux. L'ensemble est parfois un tout petit peu longuet (ou plutôt, répétitif) mais, il faut bien l'avouer, c'est un défaut inhérent à ce type de production.

Le film est actuellement édité par BCI, en zone 0 et sous-titres anglais. Il est disponible dans une double-feature Lucha Libre, avec Mystery In Bermuda en face B (pas encore visionné). L'image est de qualité médiocre, un peu trop sombre, mais, au prix auquel il est proposé (moins de 6 euros port compris), il est inutile de faire son difficile.
Et vous ne trouverez pas ça ailleurs !

2 commentaires:

filo a dit…

super ce post! j'adore ce film! entre la bande son, les séquences de combat, les nains, y'en a pour tout le monde! Et puis blue demon y est vraiment à l'honneur!

ROBO32.EXE a dit…

Ah, je m'en doutais ! Des Luchadores, des motos, des freaks, tout pour te plaire !
(Et la bande-son est effectivement démentielle.)